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Les changements climatiques affectent les revenus des africains (Enquête)

Les changements climatiques affectent les revenus des africains (Enquête) Les principales conclusions de la première édition africaine de l’enquête 2022 de la Banque européenne d’investissement (BEI) sur le climat ont été publiées le mardi 20 décembre 2022.
Luxembourg City, Luxembourg (Top News Africa) Selon les principales conclusions de la première édition africaine de l’enquête 2022 de la Banque européenne d’investissement (BEI) sur le climat publiées, mardi, 88% des africains interrogés estiment que les changements climatiques ont déjà des répercussions sur leur quotidien, tandis que 61% estiment que les changements climatiques et les atteintes à l'environnement ont affecté leurs revenus ou leurs moyens de subsistance.
La même enquête révèle que 76 % des africains interrogés indiquent que la priorité devrait être donnée aux énergies renouvelables.
 
Bras financier de l’Union européenne, la BEI est aussi le premier bailleur de fonds multilatéral au monde pour des projets à l’appui de l’action climatique. Depuis 2018, la BEI a mené des enquêtes comparables sur le climat à grande échelle en Europe, en Chine et aux États-Unis.
 
Les résultats de l’enquête arrivent à un moment critique pour l’Afrique, après la COP 27 où la mobilisation des ressources pour l’atténuation du réchauffement climatique et l’adaptation aux effets de celui-ci ont été au cœur des débats avec la conclusion d’un accord décisif sur un nouveau fonds « pertes et préjudices » pour les pays vulnérables durement touchés par les catastrophes climatiques.
 
« Une grande majorité de personnes interrogées dans les pays sondés en Afrique nous alertent sur les effets que les changements climatiques ont déjà sur leur famille et leurs sources de revenus. Les résultats de l’édition 2022 de l’enquête de la BEI sur le climat montrent que pour la plupart des personnes interrogées, le développement des énergies renouvelables est prioritaire. » décalre Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI. 

A la BEI, explique-t-il, « nous appuyons depuis de nombreuses années les investissements dans les énergies propres en Afrique, comme l’énergie éolienne, l’hydroélectricité et les solutions hors réseau ». 
 
Selon lui, «nous sommes prêts à déployer toute notre panoplie de services de conseil et d’instruments financiers et appuyer nos partenaires sur le terrain afin d’atténuer les changements climatiques, de nous adapter à leurs effets négatifs déjà palpables et de garantir une transition juste. »
 
La BEI est présente depuis longtemps sur le continent africain et soutient de nombreuses initiatives et projets, portant notamment sur la protection de l’environnement et les changements climatiques, l’économie numérique et les télécommunications, l’agriculture durable et la sécurité alimentaire, l’eau propre et l’assainissement, l’énergie propre et abordable, les infrastructures durables, le développement industriel durable, l’aménagement urbain, l’éducation et les prêts en faveur de projets durables réalisés par des PME et de grandes entreprises.
 
L’Afrique est la partie du monde la plus touchée par les changements climatiques, bien que ce soit celle qui contribue le moins au problème. Le continent fait face à une menace accrue de phénomènes météorologiques extrêmes et de changements climatiques chroniques, qui influencent les rendements agricoles, la sécurité alimentaire et hydrique, les écosystèmes, les moyens de subsistance, la santé, les infrastructures et les migrations.
 
Par leurs effets néfastes sur les ressources vitales et la concurrence accrue qu’ils entraînent pour les ressources naturelles, les changements climatiques risquent d’accroître la pauvreté, les inégalités et le chômage. 
 
Les investissements de la BEI concourent à la construction d’infrastructures qui atténuent les effets des changements climatiques et permettent aux populations d’Afrique de s’adapter à leurs retombées inévitables sur leur vie.
 
Les financements de la BEI comprennent l’accès à une énergie propre et moderne pour des centaines de millions de personnes en Afrique. 
 
Par exemple, elle appuie des projets en lien avec l’eau propre au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Niger, la protection contre les crues au Burkina, l’énergie solaire en Zambie, l’énergie éolienne et géothermique au Kenya, l’hydroélectricité au Liberia, au Ghana et à Madagascar, et des solutions hors réseau au Bénin qui amélioreront l’accès à l’énergie pour les ménages et les micro-entrepreneurs.
 
Changements climatiques et dégradation de l’environnement
 
Les résultats de l’enquête confirment que les changements climatiques ont eu des effets négatifs sur les moyens de subsistance des africains, 61 % d’entre eux ayant déclaré que leurs revenus ont été affectés. Ces pertes sont généralement liées à des sécheresses intenses, à l’élévation du niveau des mers ou à l’érosion côtière, ainsi qu’à des phénomènes météorologiques extrêmes tels que des inondations ou des ouragans.
 
Plus de la moitié des africains interrogés (57 %) affirment qu’ils ont, eux-mêmes ou l’une de leurs connaissances, déjà agi pour s’adapter aux effets des changements climatiques. 
 
Certaines de ces initiatives comprennent des investissements dans des technologies permettant de réaliser des économies d’eau afin de réduire l’impact de la sécheresse et dans le curage de canalisations en prévision d’inondations.
 
Investissements dans les sources d’énergie
 
Interrogés sur la source d’énergie dans laquelle leur pays devrait investir, 76 % des africains sondés ont déclaré que la priorité devrait être donnée aux énergies renouvelables, loin devant les combustibles fossiles (13 %).
 
La BEI intervient en Afrique depuis 1965. Depuis lors, la BEI a investi 59 milliards d’euros dans 52 pays africains, à l’appui de projets d’infrastructures, d’entreprises innovantes, d’aménagements dans le secteur des énergies renouvelables, ainsi que d’entités publiques et privées, allant de microentreprises aux plus grandes multinationales. 
 
L’Afrique doit accroître les dépenses consacrées aux changements climatiques de plusieurs centaines de milliards d’euros par an.
 

SMAS/ls/Top News Africa

Publié le mercredi 21 décembre 2022

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