Annoncée par Épiphane Zoro Bi, président de la Haute autorité pour la bonne gouvernance, cette initiative vise à renforcer les compétences des acteurs engagés dans la promotion de la transparence et de l’éthique publique.
Dans un contexte où la corruption constitue un défi majeur pour de nombreux pays d’Afrique subsaharienne, cette académie à vocation sous-régionale se veut un levier stratégique pour la prévention et la lutte contre ce fléau.
"Il nous est apparu impérieux de développer un instrument puissant pour accompagner les réformes et former des leaders capables d’impulser un changement durable", a souligné M. Zoro Bi lors d’une conférence de presse à Abidjan.
La Côte d’Ivoire, bien que présentant un score de 45/100 en 2024 selon l’Indice de perception de la corruption, a enregistré des progrès notables, se classant au 69e rang mondial sur 180 pays, avec une avancée de 18 places en un an.
Cette performance est attribuée aux réformes juridiques et institutionnelles mises en place au cours des dix dernières années pour promouvoir la transparence et renforcer la lutte contre la criminalité économique et financière.
Le lancement officiel de l’académie sera marqué par une conférence internationale, prévue du 24 au 25 avril 2025 à Yamoussoukro, sous le thème : "Lutte contre la corruption : les enjeux de la formation et de l’action collective".
Cet événement rassemblera des experts, des décideurs politiques et des acteurs de la société civile pour débattre des défis et des stratégies de lutte contre la corruption.
En marge de cette conférence, la première promotion de l’académie, composée de 100 auditeurs, bénéficiera d’une formation intensive sur la prévention et la lutte contre la corruption, du 26 au 30 avril 2025.
Cette initiative entend doter les participants des outils nécessaires pour renforcer la gouvernance et la transparence dans leurs domaines respectifs.
Avec cette académie, la Côte d’Ivoire ambitionne de jouer un rôle moteur dans la sous-région en matière de gouvernance éthique et de lutte contre la corruption, contribuant ainsi à l’amélioration des performances des pays africains en la matière.
MD/Top News Africa
Publié le mardi 1 avril 2025