Ouvrant les travaux au nom du président Alassane Ouattara, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a mis en avant les limites de l’architecture financière internationale actuelle, dans un contexte marqué par les crises globales, notamment la pandémie de Covid-19, les tensions géopolitiques et les défis climatiques.
Il a souligné que ce déficit structurel constitue un frein majeur à la transformation des économies africaines et à la mise en œuvre des objectifs de développement, appelant à une mobilisation accrue des ressources et à la mise en place d’instruments financiers innovants.
Prenant la parole, le président de la Banque africaine de développement, Sidi Ould Tah, initiateur de cette rencontre, a relevé le paradoxe du continent, qui dispose d’environ 4 000 milliards de dollars d’épargne, mais peine à financer son développement en raison de contraintes structurelles.
Il a évoqué notamment la fragmentation des systèmes financiers, la faible coordination entre acteurs et une mauvaise allocation du risque, plaidant pour une refonte de l’écosystème financier africain.
La NAFA, au cœur des discussions, repose sur plusieurs principes, dont la subsidiarité, la complémentarité, la coordination et la transformation du risque, avec l’ambition de mieux mobiliser et orienter les ressources disponibles.
Les travaux, articulés autour de trois axes que sont l’architecture du système, la mobilisation du capital et le déploiement du capital, devraient aboutir à l’adoption du “Consensus d’Abidjan”, destiné à poser les bases d’une mise en œuvre concrète de cette réforme.
BC/Top News Africa
Publié le jeudi 9 avril 2026
La Nouvelle architecture financière africaine est en débat à Abidjan où s'est ouvert un dialogue ce jeudi 9 avril 2026.