En effet, face à la baisse de l’aide publique au développement et au coût élevé du capital en Afrique, les acteurs misent désormais sur la mobilisation des ressources internes avec les fonds de pension, banques, assurances et marchés financiers afin de financer les priorités du continent et réduire la dépendance aux financements extérieurs.
Le « Consensus d’Abidjan » prévoit la mise en place de mécanismes continentaux de partage des risques, l’intégration des marchés de capitaux, l’harmonisation réglementaire et le développement d’instruments en monnaie locale. Il insiste aussi sur la nécessité de renforcer les projets bancables via une meilleure préparation et des plateformes communes.
Les financements cibleront des secteurs clés comme l’agriculture, l’énergie, l’infrastructures, l’industrie, la santé, l’éducation et le numérique, avec un accent sur l’emploi des jeunes et l’autonomisation des femmes.
Les États, banques centrales et régulateurs sont appelés à coordonner leurs politiques, tandis qu’un mécanisme de suivi avec une évaluation annuelle sera instauré. Les partenaires internationaux sont invités à soutenir cette dynamique dans le respect des priorités africaines.
La NAFAD est une initiative qui intervient dans un contexte marqué par un déficit annuel de financement estimé à plus de 400 milliards de dollars, malgré une épargne domestique abondante. Elle vise à corriger les dysfonctionnements structurels et à mieux coordonner les flux de capitaux publics et privés
BC/Top News Africa
Publié le jeudi 9 avril 2026
Adoption du « Consensus d’Abidjan » sur la Nouvelle architecture financière africaine, ce jeudi 9 avril 2026.