Une décision présentée comme stratégique, destinée à rééquilibrer le développement territorial et à rapprocher l’administration des citoyens, dans un pays longtemps gouverné depuis une île, Malabo.
Au milieu de la végétation dense, deux tours modernes se dressent désormais à côté d’un palais présidentiel flambant neuf. Autour, des avenues larges, encore peu fréquentées, et des immeubles en construction esquissent le visage de Ciudad de la Paz, appelée à devenir le nouveau centre politique du pays.
Lancée en 2008 à l’initiative du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, au pouvoir depuis quarante-sept ans, la future capitale répond à une contrainte géographique devenue pesante.
Installée sur l’île de Bioko, Malabo ne peut être rejointe que par voie aérienne ou maritime, un isolement de plus en plus incompatible avec la croissance démographique et la montée en puissance du continent, où se concentre une large part de l’activité économique, notamment autour de Bata.
Installée sur l’île de Bioko, Malabo ne peut être rejointe que par voie aérienne ou maritime, un isolement de plus en plus incompatible avec la croissance démographique et la montée en puissance du continent, où se concentre une large part de l’activité économique, notamment autour de Bata.
C’est donc sur la terre ferme, dans la province de Djibloho, à proximité de l’aéroport international de Mengomeyén, que l’État équato-guinéen a décidé de se projeter. Longtemps connue sous le nom d’Oyala, la ville a été rebaptisée Ciudad de la Paz, « Ville de la paix, en français», symbole d’un nouveau départ voulu par le pouvoir.
L’ambition affichée est de bâtir une métropole moderne capable d’accueillir jusqu’à 200 000 habitants et d’abriter l’ensemble des institutions de la République. Sur le papier, la ville dispose déjà de plusieurs infrastructures clés, dont une université et un hôpital. Mais dans les faits, son dynamisme reste limité et sa population encore clairsemée.
Malgré ces limites, le transfert progressif des services publics devra être achevé dans un délai d’un an. Un calendrier jugé ambitieux, voire incertain, au regard de l’état actuel des infrastructures et des défis logistiques à relever.
La construction de Ciudad de la Paz repose en grande partie sur la rente pétrolière, pilier de l’économie nationale. En 2016, le chantier aurait absorbé près de la moitié du budget de l’État, un choix qui continue de susciter débats et interrogations dans un contexte de baisse des revenus pétroliers.
BC/Top News Africa
Publié le lundi 5 janvier 2026
La Guinée Equatoriale a transféré sa capitale de Malabo à Ciudad de la Paz, la ville de la paix où deux tours modernes se dressent désormais à côté d’un palais présidentiel flambant neuf.