L'information est donnée par le président de l’Académie Ivoirienne des Langues Maternelles, Adoua Kouassi, à l'occasion de la 26è édition de la Journée Internationale de la Langue Maternelle célébrée, samedi, à l’initiative de l’Organisation des Nations Unies (ONU) autour du thème ''Les voix de la jeunesse sur l'éducation multilingue''.
Cette journée, selon M. Adoua, met en lumière le rôle crucial des langues maternelles dans l’affirmation de l’identité, le développement scolaire et intellectuel des jeunes, ainsi que dans la préservation et la valorisation des cultures locales.
Selon lui, les langues maternelles constituent le socle de tout système éducatif performant et le moteur du développement durable comme l'atteste l'UNESCO.
À cet effet, ''l’Académie salue les initiatives prises par le Gouvernement, notamment la mise en place du Projet École Intégrée (PEI) quoique en souffrance, l’adhésion à l’initiative Ecole et Langues Nationales (ELAN) de la Francophonie ainsi que l'élaboration d’un arrêté interministériel portant réflexion sur la pratique des langues nationales, même si cet arrêté n'a jamais eu un début de fonctionnement'', déplore Adoua Kouassi.
Toutefois, en dépit de ces actions, l’Académie Ivoirienne des Langues Maternelles tire la sonnette d’alarme et appelle l’attention des hautes autorités, sur les dangers liés à l’absence d’une véritable politique linguistique éducative en Côte d’Ivoire.
Ces dangers, à en croire Adoua Kouassi, sont la faiblesse du système éducatif marquée par l'échec scolaire, le décrochage, l'analphabétisme (60% de femmes) et la ruée des élèves vers les langues européennes et asiatiques jugées plus valorisantes, tandis que celles qui les a vus naître s'éteignent lentement.
Au plan socio-culturel, il y a la perte progressive de l’identité culturelle, avec son corolaire de consommation honteuse et sans filtre de la mode étrangère par la jeunesse, la dépravation des mœurs et la déchéance morale.
Au niveau socio-économique, l'Académie observe le manque de créativité des jeunes, le chômage, la pauvreté et la dislocation des familles nucléaires, car étant privées de repères culturels véritables pouvant leur servir de socle.
Concernant le volet politique, l'Académie constate l'hégémonie de la langue officielle lors des campagnes électorales et la mise à mal des efforts de cohésion sociale des gouvernants, du fait de l'absence d'une langue nationale commune, qui puisse refléter les réalités culturelles et ivoiriennes propres.
L’Académie appelle les décideurs politiques, institutions, élus locaux et privés à s'engager pleinement dans la promotion des langues maternelles qui constituent l'âme de tout peuple.
Selon Adoua Kouassi, l’intégration effective des langues maternelles dans le système éducatif, contribuera à n'en point douter, à l’enracinement de la jeunesse et à l'amélioration du niveau scolaire des élèves, tout en renforçant leur esprit de créativité et d’innovation.
Cette journée, selon M. Adoua, met en lumière le rôle crucial des langues maternelles dans l’affirmation de l’identité, le développement scolaire et intellectuel des jeunes, ainsi que dans la préservation et la valorisation des cultures locales.
Selon lui, les langues maternelles constituent le socle de tout système éducatif performant et le moteur du développement durable comme l'atteste l'UNESCO.
À cet effet, ''l’Académie salue les initiatives prises par le Gouvernement, notamment la mise en place du Projet École Intégrée (PEI) quoique en souffrance, l’adhésion à l’initiative Ecole et Langues Nationales (ELAN) de la Francophonie ainsi que l'élaboration d’un arrêté interministériel portant réflexion sur la pratique des langues nationales, même si cet arrêté n'a jamais eu un début de fonctionnement'', déplore Adoua Kouassi.
Toutefois, en dépit de ces actions, l’Académie Ivoirienne des Langues Maternelles tire la sonnette d’alarme et appelle l’attention des hautes autorités, sur les dangers liés à l’absence d’une véritable politique linguistique éducative en Côte d’Ivoire.
Ces dangers, à en croire Adoua Kouassi, sont la faiblesse du système éducatif marquée par l'échec scolaire, le décrochage, l'analphabétisme (60% de femmes) et la ruée des élèves vers les langues européennes et asiatiques jugées plus valorisantes, tandis que celles qui les a vus naître s'éteignent lentement.
Au plan socio-culturel, il y a la perte progressive de l’identité culturelle, avec son corolaire de consommation honteuse et sans filtre de la mode étrangère par la jeunesse, la dépravation des mœurs et la déchéance morale.
Au niveau socio-économique, l'Académie observe le manque de créativité des jeunes, le chômage, la pauvreté et la dislocation des familles nucléaires, car étant privées de repères culturels véritables pouvant leur servir de socle.
Concernant le volet politique, l'Académie constate l'hégémonie de la langue officielle lors des campagnes électorales et la mise à mal des efforts de cohésion sociale des gouvernants, du fait de l'absence d'une langue nationale commune, qui puisse refléter les réalités culturelles et ivoiriennes propres.
L’Académie appelle les décideurs politiques, institutions, élus locaux et privés à s'engager pleinement dans la promotion des langues maternelles qui constituent l'âme de tout peuple.
Selon Adoua Kouassi, l’intégration effective des langues maternelles dans le système éducatif, contribuera à n'en point douter, à l’enracinement de la jeunesse et à l'amélioration du niveau scolaire des élèves, tout en renforçant leur esprit de créativité et d’innovation.
HS/Top News Africa
Publié le lundi 23 février 2026
Un festival des langues maternelles et proverbes annoncé en mai en Côte d'Ivoire .