Face aux médias, le magistrat a expliqué que le blanchiment de capitaux consiste à intégrer dans le circuit économique légal des fonds ou des biens issus d’activités illicites afin de leur donner une apparence de légalité.
Il a rappelé qu’en vertu de la nouvelle législation, le blanchiment de capitaux peut être poursuivi même en l’absence de condamnation pour l’infraction à l’origine des fonds.
Des éléments tels qu’un patrimoine disproportionné, des biens de luxe ou d’importantes sommes d’argent dont l’origine ne peut être justifiée peuvent ainsi constituer des indices suffisants pour engager des poursuites.
M. Aboya a également insisté sur le mécanisme de renversement de la charge de la preuve, précisant qu’il appartient au détenteur des biens suspectés d’en démontrer l’origine licite.
« La Côte d’Ivoire n’est pas et ne sera jamais une terre d’accueil pour les capitaux criminels », a-t-il déclaré, assurant que le PPEF poursuivra sans relâche les auteurs d’infractions financières, tout en garantissant le respect des droits de la défense et des principes de l’État de droit.
BC/Top News Africa
Publié le mercredi 10 juin 2026
La Côte d’Ivoire ne sera jamais une terre d’accueil pour les capitaux criminels, a prévenu ce mercredi 10 juin 2026, le Procureur financier, Aboya Jean Claude face à la presse.