Selon les informations révélées, ce jeudi 2 juillet 2026 par la revue spécialisée Gotham City, la procédure porte sur des soupçons de blanchiment d'argent liés à des fonds qui pourraient provenir de détournements de deniers publics et d'actes de corruption.
L'entourage de Sylvia Bongo affirme toutefois qu'aucune charge n'a été retenue contre elle à ce stade et rappelle qu'elle bénéficie pleinement de la présomption d'innocence.
L'enquête judiciaire a été ouverte en novembre 2023, quelques mois après la chute du régime d'Ali Bongo Ondimba à la suite du coup d'État survenu au Gabon. Le parquet genevois cherche à établir l'origine de plusieurs millions d'euros qui auraient été transférés en Suisse.
Dans le cadre de cette procédure, les autorités judiciaires suisses ont sollicité la coopération du Gabon. Si Libreville n'a pas répondu à cette demande d'entraide, les autorités gabonaises ont en revanche déposé une plainte à Genève afin de se constituer partie plaignante.
Cette démarche a été contestée par Sylvia Bongo Ondimba. Toutefois, fin mai, la Chambre pénale de recours de Genève a confirmé que l'État gabonais pouvait être représenté dans la procédure. L'instruction se poursuit désormais sans qu'un calendrier judiciaire n'ait été communiqué.
Au Gabon, Sylvia Bongo a été condamnée par contumace à 20 ans de prison pour détournement de fonds publics. L'ancienne Première dame dénonce cette condamnation, affirmant avoir été victime de violations de ses droits et de mauvais traitements après la prise du pouvoir par les nouvelles autorités.
Son entourage souligne que l'enquête suisse vise uniquement à vérifier l'origine de certains avoirs financiers et insiste sur le fait qu'aucune mise en accusation n'a été prononcée à son encontre.
Ses proches présentent cette procédure comme la conséquence du changement de régime intervenu à Libreville et indiquent que l'ouverture de l'enquête fait suite à un signalement automatique effectué par le Bureau de communication en matière de blanchiment.
Ils contestent également la condamnation prononcée au Gabon, estimant que le procès s'est déroulé en leur absence et en violation des droits de la défense. Selon eux, cette décision fait actuellement l'objet de plusieurs recours devant des juridictions internationales.
Enfin, Sylvia Bongo Ondimba affirme que son patrimoine est issu de ses activités d'entrepreneure et soutient qu'aucun élément n'a établi un lien entre ses avoirs et d'éventuels détournements de fonds publics gabonais.
EZP/Top News Africa
Publié le jeudi 9 juillet 2026
Selon les informations révélées, ce jeudi 9 juillet 2026 par la revue spécialisée Gotham City, l'ex-première dame du Gabon Sylvia Bongo (à droite) à côté de son époux Ali Bongo (à gauche) fait l'objet d'une procédure portant sur des soupçons de blanchiment d'argent.