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Côte d'Ivoire/Affaire "femmes enceintes détenues" : la réaction des autorités ivoiriennes

Côte d'Ivoire/Affaire "femmes enceintes détenues" : la réaction des autorités ivoiriennes En Côte d'Ivoire, les autorités ont réagi dans l'affaire "femmes enceintes détenues" après la publication du rapport de Amnesty international.
Abidjan, Côte d'Ivoire (Top News Africa) Suite à un rapport de l'ONG Amnesty International alertant, la veille, sur les conditions de détention des prisonniers de la marche d'octobre 2025 de l'opposition, les autorités judiciaires ivoiriennes ont réagi, ce mercredi, récusant, formellement, les allégations de l'organisation de défense des droits de l'homme.
Selon le Directeur des droits de l’Homme du ministère de la justice et des Droits de l'Homme, Delbé Zirignon Constant, les personnes évoquées dans le communiqué d'Amnesty International, ont été "poursuivies et jugées" dans le strict respect de la loi, bénéficiant "de toutes les garanties prévues dans le cadre d'un procès équitable''.

Dénonçant un jugement de valeur ''inaproprié'', M. Delbé a rejetté que ces personnes aient été ''arrêtées sans fondement et condamnées de manière inéquitable'', comme l'a indiqué, mardi, Amnesty International dans son rapport.

Sur la question des femmes enceintes évoquée par Amnesty, Delbé Zirignon Constant rassure qu'aucune femme ''privée de liberté en Côte d'Ivoire n'est placée dans un environnement incompatible avec le bon déroulement d'une grossesse''.

'' Depuis le début de l'année 2025, quinze femmes enceintes ont été détenues pour diverses infractions dont cinq ont accouché. Toutes ces femmes ont bénéficié et continuent de bénéficier d'un suivi médical régulier et de l'assistance des services sociaux'', indique-t-il.

M. Delbé précise qu'à "ce jour, les femmes enceintes détenues sont au nombre de huit en Côte d'Ivoire. D'où vient-il alors que Amnesty International ne se préoccupe que du sort de trois d'entre elles ?'', interroge le ministère de la justice et des Droits de l'Homme.

Pour les autorités ivoiriennes, Amnesty International devrait se garder de faire une fixation sur les femmes évoquées dans son communiqué, à moins que, pour elle, la situation des autres détenues enceintes ne soit pas digne d'intérêt'', conclut le Directeur des Droits de l'Homme du ministère de la Justice et des Droits de l'Homme.

HS/Top News Africa

Publié le mercredi 11 mars 2026

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