Le projet vise notamment à mettre fin aux insuffisances du système national de laboratoires, encore marqué par le transfert de certains prélèvements à l’étranger et l’absence d’un cadre juridique spécifique à la biologie médicale.
Le texte prévoit notamment des conditions strictes d’ouverture et d’exploitation des laboratoires de biologie médicale, l’encadrement des professionnels du secteur, le contrôle qualité obligatoire ainsi que des mécanismes d’inspection et de sanctions en cas d’infraction.
Le projet de loi impose également aux laboratoires exerçant sur le territoire ivoirien de s’engager dans un processus d’accréditation conforme aux normes internationales, notamment la norme ISO 15189 relative à la qualité et à la compétence des laboratoires de biologie médicale.
Lors des débats, la Commission des Affaires sociales et culturelles a insisté sur la nécessité de garantir durablement la fiabilité des analyses médicales. Le gouvernement a assuré que le texte permettra de renforcer les capacités nationales de diagnostic grâce à des équipements certifiés, des ressources humaines qualifiées et la création d’une direction dédiée aux laboratoires au sein du ministère de la Santé.
Les échanges ont également porté sur la forte concentration des laboratoires à Abidjan. Le gouvernement a indiqué que la Côte d’Ivoire compte environ 300 laboratoires de biologie médicale, dont près de 260 dans le secteur public et une cinquantaine dans le privé. Toutefois, seuls quelques laboratoires respecteraient actuellement les normes d’accréditation internationales.
Le texte entend aussi rapprocher les services de biologie médicale des populations rurales et réduire progressivement les transferts de prélèvements biologiques à l’étranger, en renforçant les capacités locales d’analyses.
Au terme des travaux, la Commission a adopté le projet de loi à l’unanimité et recommandé son adoption en séance plénière.
BC/Top News Africa
Publié le mardi 12 mai 2026
En Côte d’Ivoire, le projet de loi sur la biologie médicale a été ce mardi 12 mai 2026 par les députés de la Commission des Affaires sociales et culturelles de l’Assemblée nationale. (Ph archive).