Cette mesure figure parmi les décisions arrêtées lors d’une réunion présidée par le chef de l’État Alassane Ouattara à Abidjan, à l’issue d’un atelier national tenu les 4 et 5 septembre à Yamoussoukro sur les mécanismes de lutte contre l’orpaillage illégal.
Le CNS prévoit également de renforcer les capacités opérationnelles des Forces de défense et de sécurité locales et d’augmenter « substantiellement » le nombre de brigades du Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal.
Les autorités annoncent par ailleurs un durcissement des sanctions, avec l’adoption prochaine d’une loi visant à aggraver les peines contre les infractions liées à l’orpaillage illégal. La participation indirecte ainsi que la complicité logistique ou financière devraient désormais constituer des infractions autonomes.
Un moratoire de six mois sera également instauré sur la délivrance des autorisations d’exploitation minière semi-industrielle et artisanale.
Le CNS prévoit en outre la réhabilitation des sites dégradés à travers des programmes de Travaux à Haute Intensité de Main-d’Œuvre (THIMO) et l’implication du Génie militaire, ainsi que la réinsertion économique des orpailleurs illégaux nationaux.
Les préfets de région se sont engagés à œuvrer à l’éradication du phénomène dans leurs circonscriptions dans un délai de six mois, notamment grâce au renforcement du renseignement territorial et de la coordination des forces compétentes.
Sur le plan sécuritaire général, le CNS relève une situation « stable », marquée par une baisse de plusieurs formes de criminalité.
L’opération « Épervier Spécial », lancée le 7 septembre pour 90 jours à Bouaké, Daloa et Korhogo avec 1 320 policiers et gendarmes, a notamment permis, du 7 au 16 septembre, de détruire ou empêcher la recolonisation de 56 fumoirs, de saisir près de 183 tonnes de médicaments de qualité inférieure et falsifiés, et des médicaments détournés, ainsi que plus de 3 500 engins.
Quelque 196 personnes ont également été interpellées et conduites devant les parquets, tandis que 180 enfants en conflit avec la loi ont été pris en charge par la Cellule de Coordination, de suivi et de réinsertion.
Le CNS a aussi relevé une hausse des accidents de la circulation, passés de 1 549 en juillet à 1 657 en août 2026, soit une progression d’environ 7 %.
BC/Top News Africa
Publié le vendredi 18 septembre 2026
En Côte d’Ivoire, quelque 21 pelotons fluviaux et 8 brigades seront mis en route pour intensifier la lutte contre l’orpaillage illégal dans le pays.