Dans un communiqué adressé à la population, le ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture maladie universelle a indiqué qu’aucun cas n’avait été confirmé à ce jour en Côte d’Ivoire, tout en annonçant le renforcement du dispositif national de surveillance et de riposte afin d’éviter toute introduction de la maladie sur le territoire ivoirien.
Selon les autorités sanitaires, l’alerte a été émise le 3 mai 2026 par l’Organisation mondiale de la santé après la détection d’un foyer de hantavirus à bord du navire MV Hondius reliant Ushuaïa, en Argentine, au Cap-Vert.
À la date du 12 mai, onze cas avaient été enregistrés, dont trois décès, soit un taux de létalité de 27,3 %, précise le communiqué.
Le ministère rappelle que les hantavirus sont principalement transmis à l’homme par des rongeurs infectés, notamment à travers l’inhalation de poussières contaminées par leurs urines ou excréments, mais aussi par contact direct avec les animaux ou leurs déjections. Une transmission interhumaine reste également possible lors de contacts étroits et prolongés.
Les symptômes apparaissent généralement environ deux semaines après l’exposition et se traduisent notamment par une forte fièvre, une fatigue intense, des douleurs musculaires, des maux de tête et des difficultés respiratoires.
Face à cette menace, les autorités recommandent aux populations de maintenir les habitations propres, conserver les aliments dans des récipients hermétiques, éliminer régulièrement les déchets ménagers et éviter tout contact avec les rongeurs.
Le ministère conseille également d’éviter de balayer à sec les espaces potentiellement contaminés, de porter des gants et un masque lors des opérations de nettoyage et de consulter immédiatement un centre de santé en cas de symptômes après une exposition à des rongeurs.
BC/Top News Africa
Publié le samedi 16 mai 2026
La Côte d’Ivoire active une surveillance face au risque de hantavirus, selon un communiqué du ministère en charge de la santé.