Dans un communiqué signé par le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Jean Sansan Kambilé, le département ministériel qualifie ces affirmations de « sans fondement » et précise qu’aucun service américain n’a saisi l’État de Côte d’Ivoire au sujet d’une telle affaire.
Le ministère dément également l’existence d’une enquête menée par la Gendarmerie nationale, sur la base d’informations communiquées par le Federal Bureau of Investigation (FBI), et qui impliquerait des membres du PPEF, contrairement aux informations rapportées par le média panafricain.
S’agissant de la présence d’agents du FBI au sein de cette juridiction, le communiqué explique qu’elle s’inscrit dans le cadre d’une coopération judiciaire entre la Côte d’Ivoire et les États-Unis, matérialisée par la mise en place d’une « Task force » associant le PPEF, ses enquêteurs, des procureurs américains et des agents du FBI.
Cette structure de coopération est spécifiquement chargée de lutter contre la sextorsion et le blanchiment de capitaux. Elle aurait notamment permis de résoudre plusieurs affaires de sextorsion impliquant des victimes américaines, dont certaines se sont suicidées, selon le ministère.
Dans le cadre de ces procédures, plusieurs personnes mises en cause ont été interpellées, jugées et condamnées à de lourdes peines d’emprisonnement, précise le communiqué, qui souligne que les procureurs américains et les agents du FBI ont effectué plusieurs visites au PPEF et ont été reçus à plusieurs reprises par les hautes autorités judiciaires ivoiriennes.
Le ministère indique par ailleurs que les autorités américaines ont adressé leurs félicitations au PPEF à la suite de l’arrestation et de la condamnation de cybercriminels.
En conclusion, le Garde des Sceaux a salué l’engagement des responsables et des acteurs du Pôle pénal économique et financier dans la lutte contre la criminalité financière, mettant également en avant leur contribution au retrait de la Côte d’Ivoire de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI).
BC/Top News Africa
Publié le samedi 31 octobre 2026
Le ministre ivoirien de la Justice et des Droits de l’Homme, Jean Sansan Kambilé a fermement rejeté les informations faisant état de l’existence d’un réseau de corruption et d’extorsion de fonds au sein du Pôle pénal économique et financier (PPEF), publiées par l’hebdomadaire Jeune Afrique .