À l'origine du différend, un éleveur venu abreuver son troupeau dans un étang a eu une dispute avec un agriculteur de la région. La situation a pris une tournure dramatique lorsque l'éleveur a sorti une arme et tiré sur le pied de son interlocuteur, déclenchant une fusillade entre les deux communautés.
Selon le ministère tchadien de l'Administration du territoire, 39 personnes ont été interpellées et transférées à N'Djamena pour la suite de la procédure judiciaire.
Une délégation gouvernementale conduite par plusieurs ministres s'est rendue sur les lieux ce samedi 31 octobre 2026. L'intervention des forces de sécurité a permis de maîtriser la situation.
Ces violences relancent la question des conflits récurrents entre éleveurs et agriculteurs au Tchad, dans un contexte marqué par la raréfaction des ressources naturelles et la circulation des armes.
Le politologue Yamingué Betinbaye estime que la détention d'armes de guerre par des civils contribue à amplifier rapidement les affrontements et à alourdir les bilans humains.
Pour sa part, le docteur en sciences politiques Bourdjolbo Tchoubida évoque les connexions entre certains éleveurs et des milieux militaires, qui favoriseraient l'accès des bouviers à des armes.
L'utilisation du téléphone portable facilite également la mobilisation des communautés, des renforts pouvant converger à moto depuis des localités situées jusqu'à une centaine de kilomètres.
Les deux experts plaident pour une stratégie nationale de prévention afin de s'attaquer aux causes profondes de ces violences. Ils estiment que les interventions ponctuelles des autorités ne permettent pas d'y mettre durablement fin.
Le déficit de précipitations enregistré cette année, qui a entraîné une diminution des réserves d'eau disponibles, accentue par ailleurs la concurrence entre les communautés d'éleveurs et d'agriculteurs.
Selon le ministère tchadien de l'Administration du territoire, 39 personnes ont été interpellées et transférées à N'Djamena pour la suite de la procédure judiciaire.
Une délégation gouvernementale conduite par plusieurs ministres s'est rendue sur les lieux ce samedi 31 octobre 2026. L'intervention des forces de sécurité a permis de maîtriser la situation.
Ces violences relancent la question des conflits récurrents entre éleveurs et agriculteurs au Tchad, dans un contexte marqué par la raréfaction des ressources naturelles et la circulation des armes.
Le politologue Yamingué Betinbaye estime que la détention d'armes de guerre par des civils contribue à amplifier rapidement les affrontements et à alourdir les bilans humains.
Pour sa part, le docteur en sciences politiques Bourdjolbo Tchoubida évoque les connexions entre certains éleveurs et des milieux militaires, qui favoriseraient l'accès des bouviers à des armes.
L'utilisation du téléphone portable facilite également la mobilisation des communautés, des renforts pouvant converger à moto depuis des localités situées jusqu'à une centaine de kilomètres.
Les deux experts plaident pour une stratégie nationale de prévention afin de s'attaquer aux causes profondes de ces violences. Ils estiment que les interventions ponctuelles des autorités ne permettent pas d'y mettre durablement fin.
Le déficit de précipitations enregistré cette année, qui a entraîné une diminution des réserves d'eau disponibles, accentue par ailleurs la concurrence entre les communautés d'éleveurs et d'agriculteurs.
BC/Top News Africa
Publié le mardi 3 novembre 2026
Au Tchad, une altercation entre un éleveur et un agriculteur a fait 25 morts.