Si l'inscription du président du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), Tidjane Thiam, a été confirmée, trois grandes figures de la politique ivoirienne, Laurent Gbagbo, Guillaume Soro et Charles Blé Goudé, n'y figurent pas, en raison de leur perte de droits civiques et politiques.
Longtemps au cœur d'une polémique liée à sa double nationalité, le leader du PDCI, Tidjane Thiam, est bel et bien inscrit sur la liste électorale provisoire.
Cette confirmation met fin aux spéculations qui laissaient entendre que son enrôlement pourrait être rejeté en raison de son ancienne nationalité étrangère. Toutefois, il reste sous la menace d'une radiation si une contestation, accompagnée de preuves, venait à être introduite.
L'ancien président Laurent Gbagbo, l'ex-président de l'Assemblée nationale, Guillaume Soro, et l'ancien leader des jeunes patriotes, Charles Blé Goudé, ne figurent pas sur cette liste. Ils avaient déjà été radiés en 2020, et leur situation demeure inchangée.
Laurent Gbagbo, malgré son acquittement à la Cour pénale internationale (CPI), a été condamné par la justice ivoirienne à 20 ans de prison et à 10 ans de privation de ses droits civiques pour le "casse de la BCEAO".
En 2023, sa tentative de réinscription sur la liste électorale avait été rejetée par la CEI. "On ne juge pas un ancien président n'importe comment devant n'importe quelle juridiction", avait-il déclaré, contestant la procédure judiciaire dont il a fait l'objet.
Guillaume Soro, condamné à 20 ans de prison en 2020 et à la perpétuité dans un second procès, a également été déchu de ses droits civiques, le privant ainsi de toute participation au scrutin présidentiel.
Quant à Charles Blé Goudé, il avait été condamné à 20 ans de prison en 2019 pour "actes de torture, homicides volontaires et viols", avec une interdiction d'exercer ses droits civiques pendant 10 ans.
Lors de son allocution, le président de la CEI, Ibrahim Kuibiert-Coulibaly, a présenté les statistiques de cette liste électorale provisoire, qui compte au total 8 761 348 électeurs, dont 4 528 554 hommes et 4 232 794 femmes.
Cette liste intègre 1 432 827 nouveaux enrôlements, parmi lesquels 769 757 sont de nouveaux inscrits. En revanche, 293 personnes ont été radiées pour déchéance de droits civiques et politiques, tandis que 20 529 ont été retirées en raison de leur décès.
Les opérations de révision ont également permis d'identifier et de rejeter 56 210 requêtes, incluant notamment des doublons, des mineurs et des personnes ayant déjà perdu leurs droits civiques.
Avec l'exclusion confirmée de figures majeures de la politique ivoirienne et la situation incertaine de Tidjane Thiam, le climat politique en vue de la présidentielle d'octobre 2025 s'annonce tendu.
La période de contestation ouverte par la CEI pourrait encore réserver des surprises, notamment quant au sort du président du PDCI.
Longtemps au cœur d'une polémique liée à sa double nationalité, le leader du PDCI, Tidjane Thiam, est bel et bien inscrit sur la liste électorale provisoire.
Cette confirmation met fin aux spéculations qui laissaient entendre que son enrôlement pourrait être rejeté en raison de son ancienne nationalité étrangère. Toutefois, il reste sous la menace d'une radiation si une contestation, accompagnée de preuves, venait à être introduite.
L'ancien président Laurent Gbagbo, l'ex-président de l'Assemblée nationale, Guillaume Soro, et l'ancien leader des jeunes patriotes, Charles Blé Goudé, ne figurent pas sur cette liste. Ils avaient déjà été radiés en 2020, et leur situation demeure inchangée.
Laurent Gbagbo, malgré son acquittement à la Cour pénale internationale (CPI), a été condamné par la justice ivoirienne à 20 ans de prison et à 10 ans de privation de ses droits civiques pour le "casse de la BCEAO".
En 2023, sa tentative de réinscription sur la liste électorale avait été rejetée par la CEI. "On ne juge pas un ancien président n'importe comment devant n'importe quelle juridiction", avait-il déclaré, contestant la procédure judiciaire dont il a fait l'objet.
Guillaume Soro, condamné à 20 ans de prison en 2020 et à la perpétuité dans un second procès, a également été déchu de ses droits civiques, le privant ainsi de toute participation au scrutin présidentiel.
Quant à Charles Blé Goudé, il avait été condamné à 20 ans de prison en 2019 pour "actes de torture, homicides volontaires et viols", avec une interdiction d'exercer ses droits civiques pendant 10 ans.
Lors de son allocution, le président de la CEI, Ibrahim Kuibiert-Coulibaly, a présenté les statistiques de cette liste électorale provisoire, qui compte au total 8 761 348 électeurs, dont 4 528 554 hommes et 4 232 794 femmes.
Cette liste intègre 1 432 827 nouveaux enrôlements, parmi lesquels 769 757 sont de nouveaux inscrits. En revanche, 293 personnes ont été radiées pour déchéance de droits civiques et politiques, tandis que 20 529 ont été retirées en raison de leur décès.
Les opérations de révision ont également permis d'identifier et de rejeter 56 210 requêtes, incluant notamment des doublons, des mineurs et des personnes ayant déjà perdu leurs droits civiques.
Avec l'exclusion confirmée de figures majeures de la politique ivoirienne et la situation incertaine de Tidjane Thiam, le climat politique en vue de la présidentielle d'octobre 2025 s'annonce tendu.
La période de contestation ouverte par la CEI pourrait encore réserver des surprises, notamment quant au sort du président du PDCI.
MD/Top News Africa
Publié le lundi 17 mars 2025