L’arrêt, rendu le 28 janvier et rendu public le 29 janvier 2026, constitue une décision juridique rare et lourde de portée politique, en désavouant des mesures pourtant adoptées à l’unanimité par les États membres.
Saisie par les autorités de transition maliennes dès février 2022, la Cour a donné raison à Bamako sur l’argument central de sa requête : l’Uemoa n’a pas vocation à prendre ou appliquer des sanctions à caractère politique.
Saisie par les autorités de transition maliennes dès février 2022, la Cour a donné raison à Bamako sur l’argument central de sa requête : l’Uemoa n’a pas vocation à prendre ou appliquer des sanctions à caractère politique.
Les juges ont rappelé que l’Union monétaire et la Cédéao relèvent de cadres juridiques distincts, et que l’Uemoa ne pouvait légalement se contenter de relayer des décisions prises par une autre organisation régionale sans fondement explicite dans ses propres traités.
En invalidant les sanctions sur le fond, et non pour de simples vices de procédure, la Cour affirme une limite claire aux compétences de l’Uemoa, strictement économiques et monétaires. Une position d’autant plus notable qu’elle remet en cause des décisions prises au plus haut niveau politique de l’organisation.
Pour les autorités maliennes, cette décision représente un succès juridique et symbolique majeur, confortant leur discours selon lequel les sanctions de 2022 étaient contraires au droit communautaire. Elle valide également la stratégie de Bamako, qui avait choisi de saisir la juridiction de l’Uemoa plutôt que celle de la Cédéao, jugée plus directement arrimée aux exigences de gouvernance démocratique.
Les effets concrets de l’arrêt restent toutefois limités. La Cour a précisé que l’annulation ne produit d’effet qu’à compter de la date de la décision, excluant toute possibilité de réparation financière. Les sanctions avaient déjà été levées en juillet 2022 et la suspension des instances de l’Uemoa avait pris fin en 2023.
Au-delà du cas malien, cette décision pourrait faire jurisprudence au sein de l’espace communautaire. Le Niger, également sous régime de transition, a introduit une requête similaire toujours pendante.
En invalidant les sanctions sur le fond, et non pour de simples vices de procédure, la Cour affirme une limite claire aux compétences de l’Uemoa, strictement économiques et monétaires. Une position d’autant plus notable qu’elle remet en cause des décisions prises au plus haut niveau politique de l’organisation.
Pour les autorités maliennes, cette décision représente un succès juridique et symbolique majeur, confortant leur discours selon lequel les sanctions de 2022 étaient contraires au droit communautaire. Elle valide également la stratégie de Bamako, qui avait choisi de saisir la juridiction de l’Uemoa plutôt que celle de la Cédéao, jugée plus directement arrimée aux exigences de gouvernance démocratique.
Les effets concrets de l’arrêt restent toutefois limités. La Cour a précisé que l’annulation ne produit d’effet qu’à compter de la date de la décision, excluant toute possibilité de réparation financière. Les sanctions avaient déjà été levées en juillet 2022 et la suspension des instances de l’Uemoa avait pris fin en 2023.
Au-delà du cas malien, cette décision pourrait faire jurisprudence au sein de l’espace communautaire. Le Niger, également sous régime de transition, a introduit une requête similaire toujours pendante.
Dans un contexte régional marqué par le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la Cédéao et la création de l’Alliance des États du Sahel, l’arrêt de la Cour de justice de l’Uemoa redéfinit les frontières entre intégration économique et sanction politique, sans pour autant modifier la réalité du pouvoir à Bamako, où les militaires restent aux commandes plus de cinq ans après leur arrivée au pouvoir.
BC/Top News Africa
Publié le vendredi 30 janvier 2026
Les sanctions de l’UEMOA contre le Mali en 2022 sont illégales, selon la Cour de justice de l'Union.