Organisée sous la coordination du Secrétariat exécutif de la Commission nationale des frontières de Côte d’Ivoire (CNF-CI), cette activité relève du Programme Frontière de l’Union africaine.
Elle s’inscrit également dans le cadre des préparatifs de la Journée africaine des frontières (JAF) 2026, placée sous le thème : « Frontières de paix et de prospérité : agriculture durable et gestion pacifique des conflits pour le développement socio-économique des espaces frontaliers ouest-africains ».
Elle s’inscrit également dans le cadre des préparatifs de la Journée africaine des frontières (JAF) 2026, placée sous le thème : « Frontières de paix et de prospérité : agriculture durable et gestion pacifique des conflits pour le développement socio-économique des espaces frontaliers ouest-africains ».
Deux axes pour renforcer la stabilité locale
Les sessions ont été structurées autour de deux principaux modules : les techniques agricoles climato-résilientes et la prévention ainsi que la résolution des conflits communautaires.
Sur le plan agricole, le directeur départemental de l’Agriculture de M’Bengué, Jean-Claude Irié Bi Flih, a attiré l’attention des producteurs sur les effets du dérèglement climatique, notamment la baisse et l’irrégularité des pluies. Il a encouragé l’adoption de semences améliorées et de pratiques comme le compost afin de sécuriser les rendements.
Dans le domaine social, le directeur départemental des Ressources animales et halieutiques, Soro Mamadou, a abordé la question des tensions liées au foncier et à la transhumance.
Il a rappelé que des couloirs de passage avaient été mis en place dès 1975 pour encadrer les déplacements des éleveurs maliens, tout en appelant à privilégier les solutions amiables via les autorités locales et coutumières.
Il a rappelé que des couloirs de passage avaient été mis en place dès 1975 pour encadrer les déplacements des éleveurs maliens, tout en appelant à privilégier les solutions amiables via les autorités locales et coutumières.
Sur le terrain, les effets du dérèglement climatique sont déjà visibles. Cultivateur de coton, de maïs et de riz, Diakité Fousseni témoigne d’une baisse de sa production.
« Avant, je faisais 3 tonnes sur 1 hectare. Mais maintenant à cause du réchauffement climatique, je fais 2 tonnes », confie-t-il. L’agriculteur décrit également des perturbations dans le calendrier agricole liées à l’irrégularité des pluies.
« Les pluies ne sont plus régulières. Un jour j’ai planté mes semences et la pluie est tombée et ça a tout détruit. Pourtant on n’était pas en saison de pluie », explique-t-il. Pour lui, la formation reçue constitue un tournant important dans ses pratiques agricoles.
« Grâce à la formation, on a appris qu’il y a des semences de courte durée et de longue durée. On saura comment faire maintenant », ajoute-t-il, avant de saluer l’initiative.
« Cette formation qui a réuni Maliens et Ivoiriens est une bonne initiative pour rapprocher les peuples et faciliter les partages d’expériences. », conclut M. Diakité.
« Cette formation qui a réuni Maliens et Ivoiriens est une bonne initiative pour rapprocher les peuples et faciliter les partages d’expériences. », conclut M. Diakité.
Les autorités saluent une dynamique de cohésion
La préfète du département de M’Bengué, Félicité Dadié Lago, a salué l’engagement des participants et la collaboration avec la délégation malienne. Elle a insisté sur l’importance de préserver la paix comme condition essentielle du développement.
« Le Mali et la Côte d’Ivoire sont deux pays frères qui entretiennent de solides relations de voisinage », a-t-elle rappelé, en appelant à renforcer la cohésion à la base.
Pour sa part, le préfet du Centre de Kadiolo, Diakité Bakary, a encouragé les populations à consolider les liens sociaux et culturels, citant notamment les mariages intercommunautaires comme facteur d’unité et de stabilité.
Une journée sanctionnée par des certificats et un match amical
À la fin de la formation, les participants ont reçu des attestations en présence des autorités des deux pays. La journée s’est poursuivie dans une ambiance conviviale avec un match de gala opposant des équipes de jeunes ivoiriens et maliens, symbole de fraternité et de rapprochement.
Le lancement officiel de la Journée africaine des frontières 2026 est prévu ce jeudi 18 juin 2026 à N’Gandana, sous le parrainage de Fidèle Sarassoro, Ministre-Directeur de Cabinet du président de la République et président du Conseil régional du Poro.
Plusieurs activités parallèles seront également organisées dans d’autres localités frontalières du pays.
Plusieurs activités parallèles seront également organisées dans d’autres localités frontalières du pays.
À travers cette initiative, les autorités entendent renforcer l’idée d’une frontière non pas comme une barrière, mais comme un espace de coopération, d’échanges et de développement partagé.
BC/Top News Africa
Publié le mercredi 17 juin 2026
Des Ivoiriens et Maliens ont été formés pour consolider la paix et le développement ce mercredi 17 juin 2026.