L’objectif est d’alerter les populations sur les liens entre activités économiques illicites, criminalité organisée et extrémisme violent, tout en renforçant la confiance entre les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les communautés locales.
Cette initiative est le prolongement de l’atelier tenu le 25 août 2025 à Bondoukou, s’inscrivant dans la mise en œuvre du Projet d’appui à l’atténuation des effets déstabilisateurs de la criminalité transnationale organisée (M-TOC), financé par la GIZ et placé sous l’égide de la CNFCI.
À Soko, première étape de la caravane, la sensibilisation s’est articulée autour de deux sketchs éducatifs. Le premier sur les dangers de l’orpaillage illégal et les liens entre économie illicite et extrémisme, et le second sur l’importance de la collaboration entre FDS et population.
Ces représentations ont été suivies d’échanges dirigés par le consultant Dr Sévérin Kouamé. La journée s’est conclue par un match de cohésion entre les jeunes et les FDS.
À Fadjidouho, le 27 août, les messages ont été renforcés par des engagements communautaires, avec la participation active des autorités coutumières et administratives. La sous-préfète de Sorobango a exhorté les habitants à « rejeter la justice privée » et à s’approprier les recommandations issues des sketchs.
À Tagadi, dernière étape le 28 août, l’accent a été mis sur la coopération transfrontalière avec le Ghana. Les autorités ont rappelé la pose de la première borne de réaffirmation de la frontière ivoiro-ghanéenne le 30 juillet dernier. Les échanges ont également permis un plaidoyer communautaire pour la réhabilitation de la route Tagadi–frontière Ghana, jugée essentielle à la sécurité et au développement local.
Sécurité frontalière : le projet M-TOC mise sur le théâtre et la cohésion communautaire
Publié le vendredi 29 août 2025