Présidée officiellement par l’Afrique du Sud pour un mandat d’un an, la réunion intervient après plusieurs épisodes de violences et de manifestations visant des étrangers en situation irrégulière dans le pays. Ces tensions ont notamment conduit à des opérations de rapatriement de ressortissants de plusieurs États membres de la SADC.
Le Zimbabwe, le Malawi et la République démocratique du Congo figurent parmi les pays dont les ressortissants ont été touchés par ces mouvements de contestation. La question des conditions de circulation et de séjour des populations au sein de la sous-région devrait ainsi occuper une place importante dans les discussions des dirigeants.
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa avait déjà placé la question migratoire au centre des préoccupations avant l’ouverture du sommet. Lors d’une intervention publique vendredi, il a dénoncé les discriminations et les mauvais traitements infligés à des ressortissants étrangers et appelé les pays de la région à renforcer leur coopération.
Les ministres des États membres avaient également engagé des discussions sur les migrations au cours du week-end, notamment autour des conséquences des opérations de retour de ressortissants étrangers vers leurs pays d’origine.
Au-delà de la question migratoire, les dirigeants de la SADC ont examiné plusieurs autres dossiers sensibles affectant la stabilité de la région.
La situation dans l’Est de la République démocratique du Congo devrait notamment figurer parmi les sujets de discussion, alors que la progression d’une épidémie d’Ebola suscite des préoccupations sanitaires.
La situation politique à Madagascar, où la transition se poursuit après le retrait du pays de la présidence de la SADC, devrait également être évoquée.
En Zambie, l’évolution du processus électoral devrait retenir l’attention des dirigeants régionaux. Les observateurs de la SADC déployés dans le pays ont exprimé des préoccupations concernant certains aspects du scrutin, alors que la Commission électorale poursuit la publication progressive des résultats par circonscription.
L’Afrique du Sud avait assuré la présidence intérimaire de la SADC depuis fin 2025, après le retrait de Madagascar. Elle prend désormais officiellement la tête de l’organisation pour les douze prochains mois.
Le sommet de Durban intervient ainsi dans un contexte marqué par plusieurs crises politiques, sécuritaires, sanitaires et migratoires auxquelles les 16 États membres de l’organisation sont appelés à apporter des réponses concertées.
BC/Top News Africa
Publié le lundi 17 août 2026
Les migrations et crises régionales au menu du sommet de Durban de la SADC ouvert ce lundi 17 août 2026 à Durban.