Le capitaine Ibrahim Traoré s’exprimait lors d’un entretien d’environ 90 minutes diffusé dimanche soir par la télévision nationale, à trois jours du quatrième anniversaire de son accession au pouvoir. Il a notamment abordé la situation sécuritaire, les relations extérieures, l’économie, les institutions et les projets de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Sur le front sécuritaire, le chef de l’État a affirmé que plusieurs localités perdues depuis plusieurs années avaient été reprises par les forces burkinabè.
« Il y a des zones où nous avons repris position. Des zones que nous avons perdues depuis 2017, 2018, nous avons repris position », a-t-il déclaré, tout en reconnaissant que certaines zones reconquises restaient sous contrôle militaire avant une éventuelle réinstallation des populations.
M. Traoré a notamment cité plusieurs axes routiers, dont la RN1 et les localités de Houndé et Pâ, qui, selon lui, étaient auparavant fortement perturbés par les attaques. Il a assuré que la circulation entre plusieurs grandes villes, notamment Bobo-Dioulasso, Dédougou, Koudougou et Ouahigouya, s’était améliorée.
Le président burkinabè a toutefois reconnu qu’une partie du territoire demeurait difficile d’accès pour les forces gouvernementales. « Il reste une portion de terrain qui semble difficile, mais que nous nous préparons à aborder », a-t-il déclaré.
Une politique de souveraineté assumée
Sur le plan diplomatique, Ibrahim Traoré a réaffirmé son attachement à une politique fondée sur la souveraineté et le respect mutuel. Il a notamment évoqué les relations avec l’Union européenne, qu’il a qualifiées de non « au beau fixe », ainsi que celles avec la France.
« Nos relations ne peuvent être comme avant », a-t-il affirmé à propos de l’ancienne puissance coloniale.
Le chef de l’État a également défendu la position des pays de l’AES sur leur rapprochement et sur le retrait annoncé de la Cour pénale internationale (CPI), qu’il a associé à une critique plus large de ce qu’il considère comme des mécanismes de domination.
Le Burkina Faso, le Mali et le Niger poursuivent par ailleurs leur intégration au sein de l’AES, notamment autour de la mise en œuvre de leur force unifiée.
Une nouvelle Constitution annoncée
Sur le plan institutionnel, Ibrahim Traoré a annoncé l’élaboration prochaine d’une nouvelle Constitution, sans toutefois préciser de calendrier ni le contenu du futur texte.
« Le Burkina est actuellement en révolution et va créer un système propre », a-t-il déclaré, appelant également à rompre avec ce qu’il qualifie d’« esprit politicien ».
Cette annonce intervient alors que les autorités burkinabè poursuivent plusieurs réformes institutionnelles et administratives dans le cadre de la « Révolution progressiste populaire ».
L’État au cœur de la stratégie économique
Sur le plan économique, le président burkinabè a défendu la reprise en main par l’État de certains secteurs stratégiques et a estimé que l’économie nationale « se porte de mieux en mieux », en mettant notamment en avant la lutte contre la fraude, l’assainissement de la gouvernance et les initiatives de production locale.
Il a cité plusieurs entreprises reprises par l’État, dont la SN-Citec et la SN-Sosuco, ainsi que l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC).
Le chef de l’État a également annoncé la poursuite de plusieurs projets d’infrastructures, notamment l’autoroute Ouagadougou-Bobo-Dioulasso, ainsi que des investissements dans l’agriculture et les systèmes d’irrigation.
L’AES envisage une candidature commune pour la CAN 2032
Ibrahim Traoré s’est enfin déclaré favorable à une candidature commune du Burkina Faso, du Mali et du Niger pour l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2032.
« Si on veut, on peut », a-t-il affirmé, estimant que les trois pays disposent de suffisamment de temps pour développer les infrastructures nécessaires à l’accueil de la compétition.
Le président burkinabè a notamment évoqué la construction de stades, les capacités hôtelières et les conditions sécuritaires nécessaires à l’organisation d’un tel événement.
À quelques jours du quatrième anniversaire de son accession au pouvoir, cet entretien a ainsi permis au chef de l’État burkinabè de présenter les principales orientations de son action pour les prochaines années, entre sécurité, réformes institutionnelles, souveraineté économique et approfondissement de l’intégration au sein de l’AES.
Sur le front sécuritaire, le chef de l’État a affirmé que plusieurs localités perdues depuis plusieurs années avaient été reprises par les forces burkinabè.
« Il y a des zones où nous avons repris position. Des zones que nous avons perdues depuis 2017, 2018, nous avons repris position », a-t-il déclaré, tout en reconnaissant que certaines zones reconquises restaient sous contrôle militaire avant une éventuelle réinstallation des populations.
M. Traoré a notamment cité plusieurs axes routiers, dont la RN1 et les localités de Houndé et Pâ, qui, selon lui, étaient auparavant fortement perturbés par les attaques. Il a assuré que la circulation entre plusieurs grandes villes, notamment Bobo-Dioulasso, Dédougou, Koudougou et Ouahigouya, s’était améliorée.
Le président burkinabè a toutefois reconnu qu’une partie du territoire demeurait difficile d’accès pour les forces gouvernementales. « Il reste une portion de terrain qui semble difficile, mais que nous nous préparons à aborder », a-t-il déclaré.
Une politique de souveraineté assumée
Sur le plan diplomatique, Ibrahim Traoré a réaffirmé son attachement à une politique fondée sur la souveraineté et le respect mutuel. Il a notamment évoqué les relations avec l’Union européenne, qu’il a qualifiées de non « au beau fixe », ainsi que celles avec la France.
« Nos relations ne peuvent être comme avant », a-t-il affirmé à propos de l’ancienne puissance coloniale.
Le chef de l’État a également défendu la position des pays de l’AES sur leur rapprochement et sur le retrait annoncé de la Cour pénale internationale (CPI), qu’il a associé à une critique plus large de ce qu’il considère comme des mécanismes de domination.
Le Burkina Faso, le Mali et le Niger poursuivent par ailleurs leur intégration au sein de l’AES, notamment autour de la mise en œuvre de leur force unifiée.
Une nouvelle Constitution annoncée
Sur le plan institutionnel, Ibrahim Traoré a annoncé l’élaboration prochaine d’une nouvelle Constitution, sans toutefois préciser de calendrier ni le contenu du futur texte.
« Le Burkina est actuellement en révolution et va créer un système propre », a-t-il déclaré, appelant également à rompre avec ce qu’il qualifie d’« esprit politicien ».
Cette annonce intervient alors que les autorités burkinabè poursuivent plusieurs réformes institutionnelles et administratives dans le cadre de la « Révolution progressiste populaire ».
L’État au cœur de la stratégie économique
Sur le plan économique, le président burkinabè a défendu la reprise en main par l’État de certains secteurs stratégiques et a estimé que l’économie nationale « se porte de mieux en mieux », en mettant notamment en avant la lutte contre la fraude, l’assainissement de la gouvernance et les initiatives de production locale.
Il a cité plusieurs entreprises reprises par l’État, dont la SN-Citec et la SN-Sosuco, ainsi que l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC).
Le chef de l’État a également annoncé la poursuite de plusieurs projets d’infrastructures, notamment l’autoroute Ouagadougou-Bobo-Dioulasso, ainsi que des investissements dans l’agriculture et les systèmes d’irrigation.
L’AES envisage une candidature commune pour la CAN 2032
Ibrahim Traoré s’est enfin déclaré favorable à une candidature commune du Burkina Faso, du Mali et du Niger pour l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2032.
« Si on veut, on peut », a-t-il affirmé, estimant que les trois pays disposent de suffisamment de temps pour développer les infrastructures nécessaires à l’accueil de la compétition.
Le président burkinabè a notamment évoqué la construction de stades, les capacités hôtelières et les conditions sécuritaires nécessaires à l’organisation d’un tel événement.
À quelques jours du quatrième anniversaire de son accession au pouvoir, cet entretien a ainsi permis au chef de l’État burkinabè de présenter les principales orientations de son action pour les prochaines années, entre sécurité, réformes institutionnelles, souveraineté économique et approfondissement de l’intégration au sein de l’AES.
BC/Top News Africa
Publié le lundi 28 septembre 2026
Au Burkina Faso, Ibrahim Traoré revendique des avancées « sur tous les plans » après quatre ans au pouvoir.