L’attaque s’est produite alors qu’une patrouille composée de membres de l’Africa Corps, partenaire des forces armées maliennes, et de chasseurs traditionnels du groupe Dan Na Ambassagou circulait dans la zone.
« Nos hommes étaient dans leur propre véhicule, derrière les Russes », a indiqué un responsable de Dan Na Ambassagou, cité par plusieurs sources locales. Les chasseurs dozos sont notamment mobilisés dans plusieurs localités du centre du Mali pour des missions d’autodéfense et de protection des populations contre les groupes armés jihadistes.
Le Jnim a revendiqué l’embuscade et diffusé des images présentées comme montrant une partie des victimes, sans toutefois fournir de bilan précis. Certaines sources locales font état d’un nombre de victimes potentiellement supérieur à celui annoncé.
Cette attaque intervient au lendemain d’une frappe de drone menée, selon plusieurs sources locales, par l’armée malienne à Bourkouma, une localité située à proximité de Kaka.
Le bombardement, survenu le 6 septembre, aurait tué une femme et son bébé et fait plusieurs blessés parmi les civils. Des sources locales évoquent l’hypothèse d’une action de représailles des jihadistes, sans qu’un lien direct puisse être établi de manière indépendante.
Ni l’armée malienne ni l’Africa Corps russe n’ont, pour l’heure, communiqué officiellement sur l’embuscade.
L’état-major malien a toutefois annoncé dans son dernier communiqué la destruction d’une « importante base terroriste » dans la forêt de Kekoro, près de Bougouni, ainsi que de plusieurs « points de concentration » de groupes terroristes près d’Abeibara, dans la région de Kidal.
L’armée malienne affirme également avoir détruit quatre positions de la branche sahélienne de l’État islamique dans le secteur de Ménaka, dans le nord-est du pays.
BC/Top News Africa
Publié le mardi 8 septembre 2026
Au Mali, au moins 11 Russes et dozos ont été tués dans une embuscade jihadiste , ce lundi 7 septembre 2026. (Ph archive).