Réuni sous la présidence de Alassane Ouattara, le gouvernement a validé un nouveau cadre légal bancaire aligné sur les normes de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA), tout en tenant compte des mutations récentes du secteur.
Le texte introduit notamment la finance islamique, les entreprises de technologie financière (FinTech) ainsi que les opérations liées à la monnaie électronique, jusqu’ici peu encadrées par la législation nationale.
Selon le communiqué officiel qui a sanctionné ce Conseil des ministres, cette réforme vise à élargir l’accès aux services financiers, soutenir le financement des activités économiques et accompagner la digitalisation croissante de l’économie ivoirienne.
En parallèle, l’exécutif a adopté une refonte en profondeur du dispositif de la microfinance, en cohérence avec la réglementation communautaire des systèmes financiers décentralisés.
Le nouveau texte apporte des correctifs jugés essentiels en matière de gouvernance, introduit des mécanismes renforcés de gestion des risques de crédit et de contrôle interne, et améliore la fiabilité des systèmes d’information des institutions.
La réforme prévoit également un renforcement du dispositif de protection des déposants et des usagers, ainsi que des procédures plus efficaces pour le traitement des structures en difficulté, dans un contexte marqué par la fragilisation de certaines institutions de microfinance ces dernières années.
BC/Top News Africa
Publié le mercredi 29 avril 2026
Un projet de loi adopté ce mercredi 29 avril 2026 par le gouvernement intègre la finance islamique dans le système bancaire ivoirien.