Dans un communiqué signé par son porte-parole, Mohamed Elmaouloud Ramadane, le mouvement présente cette décision comme un « repli stratégique et maîtrisé », intervenu après une évaluation de la situation sur les plans opérationnel et tactique.
Le FLA affirme avoir choisi de redéployer ses éléments en raison de l’intensification des opérations militaires dans la zone et des risques croissants pour les populations civiles restées à Kidal.
Selon le mouvement, des frappes aériennes attribuées aux forces russes de l’Africa Corps et aux forces gouvernementales maliennes auraient notamment provoqué des dommages à plusieurs infrastructures civiles et publiques.
Le FLA soutient que son retrait s’est déroulé de manière organisée, sans affrontement terrestre direct avec les forces adverses. Il assure que cette manœuvre répond principalement à un impératif de protection des vies humaines et de conservation de ses moyens humains et logistiques.
Le mouvement indépendantiste assure par ailleurs que son départ de Kidal ne signifie pas l’abandon de ses revendications politiques. Il réaffirme son engagement en faveur d’une solution qu’il qualifie de « juste, durable et conforme aux aspirations » des populations de l’Azawad.
Cette annonce intervient alors que les FAMa ont lancé, mardi dernier , des opérations aéroterrestres d’envergure dans la région de Kidal, avec l’appui de leurs partenaires russes, dans le cadre de la réadaptation du dispositif de l’opération Dougoukoloko.
Ces opérations interviennent dans une région stratégique du nord du Mali, où les forces gouvernementales et plusieurs groupes armés continuent de se disputer le contrôle du territoire.
Le FLA affirme enfin que ses combattants demeurent mobilisés et déterminés à poursuivre leur lutte, tout en réitérant son appel à une résolution politique de la question de l’Azawad
BC/Top News Africa
Publié le mardi 6 octobre 2026
Dans le Nord-Mali, le FLA se retire de Kidal après une offensive aéroterrestre des FAMa. (Ph archive).