L’enquête met en cause la surcharge du véhicule, des pneus non conformes et plusieurs irrégularités administratives. En réponse, le gouvernement a annoncé sept mesures d’urgence destinées à renforcer la sécurité du transport routier.
Présentant les résultats de l’enquête lors d’une conférence de presse, le directeur de l’Office de la sécurité routière (OSER), Kouakou Étienne, a indiqué que l’autocar, d’une capacité de 69 places, transportait 91 passagers lorsqu’il a quitté la route avant de chuter dans le fleuve Bafing, au niveau de Zouzousso III. Le drame a également fait 45 blessés.
Selon les investigations du Bureau enquête analyse accident (BEA), l’accident serait consécutif à l’éclatement du pneu avant droit. Les enquêteurs évoquent notamment la surcharge du véhicule, l’utilisation de pneus de marques et références différentes non homologuées ainsi qu’un possible défaut de maîtrise du conducteur.
L’enquête a également révélé que le car circulait avec deux plaques d’immatriculation provisoires différentes et que les documents relatifs à l’assurance et à la visite technique n’ont pu être présentés. Les investigations se poursuivent sur les activités de la compagnie propriétaire du véhicule.
À l’issue de cette enquête, le ministère a annoncé plusieurs mesures, dont la formation des chauffeurs et des gestionnaires de compagnies de transport, la mise en place d’une plateforme numérique de suivi des entreprises de transport, le renforcement du contrôle des assurances et des visites techniques.
L’ouverture de discussions sur une convention collective des chauffeurs, le renforcement des comités locaux de sécurité routière, ainsi que l’obligation de détenir un permis de catégorie B avant l’obtention des catégories supérieures, figurent également sur la liste des mesures prises.
Les autorités ont assuré que les enquêtes administrative et judiciaire se poursuivent afin d’établir toutes les responsabilités et ont réaffirmé leur soutien aux familles des victimes et aux blessés.
Un autocar de transport de voyageurs assurant la liaison entre Odienné et Yamoussoukro avait quitté la chaussée avant de plonger dans le fleuve Bafing, faisant le lundi 13 juillet 2026 une quarantaine de morts.
BC/Top News Africa
Publié le mercredi 22 juillet 2026
Les autorités ivoiriennes ont révélé, ce mercredi 22 juillet 2022, les causes du drame du Bafing dans le nord-ouest de la Côte d’Ivoire qui a fait une quarantaine de morts le 13 juillet 2026. Le directeur de l’Office de la sécurité routière (OSER), Kouakou Étienne (au milieu) a animé une conférence de presse ce mercredi 22 juillet 2026.