Placée sous le thème « La sécurisation foncière : un facteur de cohésion sociale et un levier pour l’investissement productif, la création d’emplois pour les jeunes et les femmes, ainsi que le développement durable », cette rencontre de trois jours réunit décideurs publics, experts, partenaires au développement, universitaires et professionnels du secteur foncier.
À l’ouverture des travaux, le vice-Premier ministre, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, a souligné l’« importance stratégique » du foncier pour l’avenir des sociétés africaines.
Selon lui, l’accès à la terre, la sécurisation des droits fonciers et la prévention des conflits constituent des conditions essentielles pour consolider la paix et renforcer la confiance des communautés et des investisseurs.
Il a appelé à davantage de « transparence et de modernisation » dans la gestion foncière, ainsi qu’à un renforcement de la coopération entre les États africains, notamment à travers le numérique.
Le ministre ivoirien de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a pour sa part relevé le caractère conflictuel de la gestion de la terre dans plusieurs pays africains, estimant que cette situation est notamment liée à la méconnaissance des textes et à l’ancienneté de certains dispositifs de gestion foncière.
Il a rappelé que la Côte d’Ivoire a engagé une réforme à travers la création de l’Agence foncière rurale (AFOR), avec des progrès enregistrés depuis 2017.
Le pays compte désormais 5786 villages délimités et bornés, 68 000 certificats fonciers délivrés et 86 447 contrats agraires signés, contre respectivement 284 villages délimités et bornés, 4 000 certificats fonciers et aucun contrat agraire en 2017, selon les chiffres communiqués par le ministre.
Malgré ces avancées, le foncier rural ivoirien représente encore un vaste chantier, avec environ 23 millions d’hectares à sécuriser, 9 000 localités à délimiter et près de 1,5 million de certificats fonciers à délivrer, a précisé Bruno Koné.
Une évaluation indépendante réalisée en 2025 fait état d’une baisse d’environ 30 % des conflits fonciers en Côte d’Ivoire, en lien avec les actions de sécurisation engagées par l’État, selon le ministre.
Pour Bruno Koné, la sécurisation foncière dépasse ainsi la seule question économique, la terre constituant également un patrimoine et un élément d’identité sociale, tout en demeurant une source potentielle de tensions.
Cette première édition des JFA met le Sénégal à l’honneur, avec une importante délégation conduite par le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba.
La Mauritanie participe également aux travaux avec son ministre des Domaines, du Patrimoine de l’État et de la Réforme foncière, Mamoudou Mamadou Niang.
Le Bénin, le Cap-Vert et Madagascar figurent également parmi les pays participant aux échanges consacrés aux innovations en matière de gestion et de cartographie foncières.
Les travaux se poursuivront jusqu’à mercredi prochain autour d’un Salon du foncier consacré aux innovations technologiques, d’une table ronde réunissant des ministres africains chargés du foncier, de conférences de haut niveau et d’ateliers thématiques consacrés notamment à la prévention des conflits, à la modernisation des systèmes fonciers et au développement durable.
À l’ouverture des travaux, le vice-Premier ministre, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, a souligné l’« importance stratégique » du foncier pour l’avenir des sociétés africaines.
Selon lui, l’accès à la terre, la sécurisation des droits fonciers et la prévention des conflits constituent des conditions essentielles pour consolider la paix et renforcer la confiance des communautés et des investisseurs.
Il a appelé à davantage de « transparence et de modernisation » dans la gestion foncière, ainsi qu’à un renforcement de la coopération entre les États africains, notamment à travers le numérique.
Le ministre ivoirien de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a pour sa part relevé le caractère conflictuel de la gestion de la terre dans plusieurs pays africains, estimant que cette situation est notamment liée à la méconnaissance des textes et à l’ancienneté de certains dispositifs de gestion foncière.
Il a rappelé que la Côte d’Ivoire a engagé une réforme à travers la création de l’Agence foncière rurale (AFOR), avec des progrès enregistrés depuis 2017.
Le pays compte désormais 5786 villages délimités et bornés, 68 000 certificats fonciers délivrés et 86 447 contrats agraires signés, contre respectivement 284 villages délimités et bornés, 4 000 certificats fonciers et aucun contrat agraire en 2017, selon les chiffres communiqués par le ministre.
Malgré ces avancées, le foncier rural ivoirien représente encore un vaste chantier, avec environ 23 millions d’hectares à sécuriser, 9 000 localités à délimiter et près de 1,5 million de certificats fonciers à délivrer, a précisé Bruno Koné.
Une évaluation indépendante réalisée en 2025 fait état d’une baisse d’environ 30 % des conflits fonciers en Côte d’Ivoire, en lien avec les actions de sécurisation engagées par l’État, selon le ministre.
Pour Bruno Koné, la sécurisation foncière dépasse ainsi la seule question économique, la terre constituant également un patrimoine et un élément d’identité sociale, tout en demeurant une source potentielle de tensions.
Cette première édition des JFA met le Sénégal à l’honneur, avec une importante délégation conduite par le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba.
La Mauritanie participe également aux travaux avec son ministre des Domaines, du Patrimoine de l’État et de la Réforme foncière, Mamoudou Mamadou Niang.
Le Bénin, le Cap-Vert et Madagascar figurent également parmi les pays participant aux échanges consacrés aux innovations en matière de gestion et de cartographie foncières.
Les travaux se poursuivront jusqu’à mercredi prochain autour d’un Salon du foncier consacré aux innovations technologiques, d’une table ronde réunissant des ministres africains chargés du foncier, de conférences de haut niveau et d’ateliers thématiques consacrés notamment à la prévention des conflits, à la modernisation des systèmes fonciers et au développement durable.
BC/Top News Africa
Publié le mardi 6 octobre 2026
Ouverture des premières Journées foncières d’Abidjan s’ouvrent sur fond d’enjeux de paix et d’investissement, ce lundi 5 octobre 2026.